Première greffe de foie sur un nourrisson en Tunisie et dans le monde arabe.

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Des milliers de personnes sont atteintes de maladies pour lesquelles il n’existe pas encore de traitements efficaces permettant de les guérir. Au stade terminal, quand ces maladies affectent leurs organes vitaux, la greffe d’organes reste leur dernière chance et un seul donneur suffit. Chaque acte en faveur de la transplantation d’organes constitue donc un acte de solidarité et de générosité qui peut sauver la vie à des tierces personnes.

Le mardi 14 novembre 2017, à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba, à Monastir, une greffe de foie a été pratiquée sur un nourrisson de 18 mois. Une première en Afrique et dans le monde arabe assura Radhouane Harbi, le directeur général de l’hôpital.Une telle opération coûterai à l’étranger plus de 150 mille euros.

L’opération a été réalisée en trois phases et a duré plus de 10 heures, en présence d’un staff médical composé de 30 médecins et cadres paramédicaux. Cette chirurgie s’inscrit dans le cadre d’un protocole signé avec l’hôpital Necker-enfants à Paris, selon lequel les équipes médicales françaises et tunisiennes s’engagent à coopérer techniquement pour effectuer les greffes de foie sur les enfants.

Actuellement l’état de santé du père (le donneur) et de son bébé sont stables. Le nourisson est resté sous contrôle médical pendant cinq jours pour s’assurer de l’acceptation de son corps de l’organe transplanté, indiqua de son côté Radhouane Harbi à l’agence TAP.

Le don d’organes dans le monde arabe demeure faible. Si on s’en réfère aux chiffres de 2013, le Maroc culmine à un maigre 0,4 donneur pour un million d’habitants, derrière la Tunisie (1,6) et la France (40), et ce malgré des équipes médicales spécialisées, des centres hospitaliers répertoriés et des plans d’action entrepris par le ministère de la Santé. Les dons et la motivation des citoyens manquent toujours à l’appel. Elle met en cause “La religion, les traditions, les mentalités arriérées et les préjugés” ainsi qu’une confusion chez l’opinion publique entre le don d’organes et le trafic d’organes. Toutefois les patients nécessitant transplantation ne cessent d’augmenter.