“Un droit, ca s’arrache, ca ne se donne pas ! La manifestation des médecins ce lundi 16 octobre a fait trembler le siège du ministère de la santé à Rabat.” 

Après la grève nationale du 28 septembre qui selon Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMPS) était réussie avec un taux de participation estimé à 90 % dans la plupart des délégations et directions régionales du ministère de la Santé, la gréve et manifestation de ce lundi ont eu le soutien du syndicat national de l’enseignement supérieur (professeurs de médecine), de l’Association nationale des cliniques privés et l’Union nationale des professionnels de la santé et des médecins généralistes du secteur privé. Ce 16 octobre 2017 fut un jour historique où le corps médical s’est uni dans une manifestation en face du ministère de la santé à Rabat pour clamer ses revendications et son désarroi face à la détérioration qu’a connu le secteur dans tous ses aspects.

 Le secrétaire général du SIMSP, le docteur Moulay Abdellah Alaoui El Montadar, nous explique que le département d’El Houcine Louardi n’a pas trouvé un accord avec les médecins du secteur public, bien que le ministre ait exprimé explicitement sa compréhension des revendications que porte le SIMSP et ce après les multiples rencontres  où Mr le Ministre n’est pas parvenu à apaiser les tensions entre le ministère et les professionnels de la santé.

 Cette grève nationale des médecins durera 24H intéressant tous les établissements de santé et les hôpitaux, à l’exception des services de réanimation et d’urgence.

Particularité cette fois-ci en plus des médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes du secteur public s’est rajouté le soutien du syndicat des Professeurs, celui de la commission nationale des internes et résidents (CNIR) et de la commission nationale des étudiants en médecines (CNEM), tous ayant les mêmes revendications:

  1. Garantir une équivalence entre le doctorat de médecine et le doctorat national, ainsi qu’une rémunération selon l’indice salarial 509, avec tous les avantages administratifs et financiers qui en découlent – soit un salaire d’environ  13.000 dirhams/mois, contre 8.600 dirham mensuel qu’offre l’indice 336 en vigueur.
  2. Augmentation des postes de résidanat et d’internat.
  3. Amélioration des conditions de travail.

 

Si le ministère reste têtu sur les revendications des médecins, ces derniers menacent de prendre des mesures supplémentaires pour pousser le ministère à répondre à leurs revendications légitimes.

 

  Nous conclurons par une citation de Feu sa Majesté le Roi Hassan II  : “Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais.”