Les médecins Marocains protestent contre la non-résolution des problèmes majeurs du système de santé et lancent la quatrième phase de ce processus qui a pour but ultime de soigner la santé, cette phase qui vient après la démission 130 médecins de la région Casablanca-Settat, suivant ainsi les pas d’une cinquantaine de leurs homologues exerçant dans la région de l’Oriental ainsi que d’une trentaine dans la province de Ouarzazate.

En effet, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) a affirmé, que cette phase s’imposait comme étape cruciale dans la bataille de lutte face à l’absence de réponse du gouvernement aux revendications du médecin.

Cette quatrième phase se démarquera de ses précédentes par l’organisation d’une série de protestations, débutant par une grève nationale de 72heures dans tous les centres de santé du secteur public, à l’exception des services de réanimation et des urgences selon ce qui suit :

  • Une grève nationale de 24heures le 19 novembre 2018
  • Une grève nationale de 48heures le 22 et 23 novembre 2018

Le Syndicat compte organiser également une journée de deuil le 28 novembre prochain où les médecins du service public seront tous vêtus d’une tenue noire.

Par ailleurs, le SIMSP procéderait à une accélération de la collecte des listes des demandes de démission collective sur l’ensemble du territoire national en vue de les présenter au ministère de la santé.

A noter que les revendications des médecins du secteur public sont entre autre le respect des clauses de l’accord du 21 décembre 2015, avec toutes ses composantes, notamment l’augmentation des salaires à savoir être payé selon l’indice salarial 509 et des indemnités, ainsi que l’équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat d’Etat des autres filières.

 

Sources : pharmapresse.net  AlBayan