Greffe hépatique à partir de deux donneurs au CHU Mohammed VI de Marrakech

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Ce 21 janvier 2018 aurait donc confirmé l’avant gardisme et le grand intérêt que porte le CHU de Marrackech pour le don d’organe.
En effet, le programme de greffe d’organes et de tissus humains et le comité greffe hépatique du CHU Mohammed VI de Marrakech, en collaboration avec l’équipe de chirurgie hépato-biliaire de l’hôpital Beaujon de Paris, représentée par Docteur S. DOKMAK et Docteur B. AUSSILHOU, sous les directives de Pr Jaques BELGHITI ont réalisé une transplantation hépatique à partir de deux donneuses, pour un malade qui souffrait d’une cirrhose post-hépatite virale B.
L’opération s’est déroulée dans de parfaites conditions. Cette prouesse chirurgicale, la première de son genre en Afrique et dans le monde arabe et la septième dans le monde, a été réalisée à partir de dons de foie intrafamiliaux, deux sœurs en faveur de leur frère, âgé de 56 ans, qui souffrait depuis de longues années d’une cirrhose post hépatite virale compliquée. L’intervention chirurgicale a duré en Globalité 14 heures : 4 heures pour assurer le prélèvement des deux foies gauches et 10 heures pour le temps chirurgical de la transplantation.
Il s’agit d’un acte noble du don d’une partie de foie entre frères, considéré comme le seul traitement permettant de sauver la vie du receveur.

La législaltion marocaine relative au don d’organe, bien qu’aillant fait d’énormes progrès, garde pour le moment beaucoup de retard lié essentiellement à la volonté de garder le don d’organe un acte de bienfaisance par excellence en respect des valeurs éthico-religieuses du Maroc.

Rappelons que le don d’organes se base principalement sur 4 principes éthiques :

      1-Le but du prélèvement : ne peut être effectué que si nécessité scientifique ou thérapeutique.

      2-Le consentement du donneur : qui représente une exigence   éthiquedéontologique, et juridique.

     3-La Gratuité : exigence religieuse et éthique.

     4-L’anonymat : quand il s’agit de donneurs décédés.

Le don d’organe a pris un bon départ au Maroc après l’avale des instances religieuses et juridiques, mais le manque d’organisme  sanitaire  de régulation centrale coordonnant et s’occupant de la promotion du don d’organe et  les difficultés pratiques prouvent qu’il y a encore beaucoup  d’efforts à faire dans ce sens pour soulager la souffrance des patients pour qui la greffe représente la solution ultime.