Le 14 novembre de chaque année, est une  date qui a une signification toute particulière : c’est en effet la date d’anniversaire du médecin canadien Frederick Banting qui découvrit l’insuline en 1922, conjointement avec l’étudiant Charles Herbert Best .

Au centre des évolutions sociétales et du développement du diabète, cette journée expose la maladie sous différents thèmes majeurs. En 2016, l’accent était mis sur les éventuelles complications au niveau de la vue du patient diabétique. Cette année, la femme est à l’honneur avec une journée sous le thème  « Le diabète chez la femme »

Dirigée par la Fédération internationale du diabète (FID), la campagne de cette année soulignera l’importance d’un accès abordable et équitable pour toutes les femmes atteintes de diabète ou à risque, aux médicaments et aux technologies essentiels, à l’éducation et aux informations dont elles ont besoin pour bien gérer leur diabète et renforcer leur capacité à prévenir le diabète de type 2. Selon Pr.GHARBI Mohamed El Hassan,chef du service d’endocrinologie par Interim au CHU Ibn Sina –Rabat :  « Le diabète de type 2 ,asymptomatique par excellence , fait du diabète  une maladie dangereuse »

Le logo de cette journée n’a pas été choisi au hasard ..

 

En 1996, un logo permanent a été dessiné pour créer une identité globale et puissante pour la journée mondiale du diabète. Ce logo combine l’équilibre et le travail d’équipe et est basé sur le symbole bien connu du Yin et du Yang :Un équilibre exact d’insuline, de médication, d’un régime alimentaire et d’activité physique est essentiel pour la bonne gestion du diabète, tout comme la coopération entre les personnes atteintes de diabète, leurs amis et familles, les professionnels de la santé ainsi que les autorités publiques .

Pourquoi ce thème ?

La stigmatisation et la discrimination auxquelles sont confrontées les personnes atteintes de diabète sont particulièrement prononcées pour les filles et les femmes, qui portent un double fardeau de discrimination en raison de leur état de santé et des inégalités perpétrées dans les sociétés dominées par les hommes. Ces inégalités peuvent décourager les filles et les femmes de rechercher un diagnostic et un traitement, ce qui les empêche d’obtenir des résultats positifs pour leur santé. En plus de cela s’ajoute l’incidence particulièrement élevée des femmes diabétiques en âge de procréer. « Le problème qui se pose chez la femme diabétique est que ses grossesses deviennent à risque non seulement pour elle mais aussi pour le produit de conception.Le danger étant plus grand , il serait nécessaire de mettre en avant cette forme clinique du diabète , et c’est effectivement pour cela que l’OMS a choisi ce thème pour cette année. »-confirme Pr GHARBI .

« La problématique est que nous ne communiquons pas suffisamment dans ce domaine ,aussi bien la femme que l’homme sont laissés de côté à ce sujet-là.Ce qui importe le plus c’est que les autorités sanitaires fassent la prévention et ils la font ,nous les en remercions d’ailleurs ;même si l’impact ne se fait pas ressentir comme il le faut.Il y a des initiatives pour aller de l’avant ,mais la réception des messages est ce qu’elle est .
Il nous appartient donc en tant que scientifiques de donner plus de volume à cette action pour atteindre un maximum de gens.Les médias ont également leur rôle afin de d’inculquer aux gens l’importance de cette maladie afin que la prévention soit établie sur une large échelle.Je tiens à préciser également l’importance d’une bonne hygiène de vie avec les règles d’or :Ne pas manger trop gras , trop sucré et surtout essayer de se dépenser en faisant du sport. »

Un rappel  pour rafraîchir la mémoire

Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie).

Le diabète de type 1 (connu auparavant sous le nom de diabète insulinodépendant ou diabète juvénile) se caractérise par une production d’insuline insuffisante.

Le diabète de type 2 (appelé auparavant diabète non insulinodépendant ou diabète adulte) résulte de l’utilisation inadéquate de l’insuline par l’organisme. Il est souvent la conséquence d’un excès pondéral et de l’inactivité physique.

Le diabète gestationnel est l’hyperglycémie qui est détectée pendant la grossesse.

 

Quelques chiffres à retenir

*1 femme sur 10 est atteinte de diabète (plus de 199 millions de femmes atteintes de diabète dans le monde)

*Le diabète est la 9e cause de décès chez les femmes à l’échelle mondiale, 2,1 millions de décès chaque année.

*2 femmes sur 5 atteintes de diabète sont en âge de procréer, ce qui représente plus de 60 millions de femmes dans le monde. Les femmes atteintes de diabète ont plus de difficulté à concevoir et peuvent avoir des résultats de grossesse médiocres. Sans planification préalable à la conception, le diabète de type 1 et de type 2 peuvent entraîner un risque significativement plus élevé de mortalité et de morbidité maternelle et infantile.

*Environ 1 naissance sur 7 est affectée par le diabète gestationnel (DMG)