La journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires

L’histoire est riche en événements sanglants rappelant à l’humanité l’atrocité des guerres antérieures et leurs conséquences meurtrières. Si la catastrophe de Tchernobyl et l’accident de sous-marin K-84 ont marqué l’union soviétique, les bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki en 1945 et la tragédie de Fukushima Daichi, eux, ont laissé des séquelles indéniables chez tout un chacun. Aujourd’hui, on se remémore encore avec certitude les dégâts qu’a engendrés l’ensemble de ces fléaux, géographiquement dispersées, mais unies par l’inhumanité des équipements utilisés à savoir les armes nucléaires.

C’est la raison pour laquelle l’Assemblée générale a déclaré le 26 septembre comme étant la Journée internationale pour l’élimination totale de ces dernières. Une occasion pour la communauté internationale de réaffirmer son engagement en faveur du désarmement nucléaire mondial et de souligner l’urgence d’y parvenir. Le but étant de sensibiliser le grand public, ainsi que les dirigeants, aux avantages socio-économiques d’un monde exempt d’armes nucléaires. Un monde meilleur qui répond aux plus grands défis de l’humanité et aspire de ce fait à la paix et la sécurité internationales.

 

Plusieurs études ont été réalisées dans le cadre de l’évaluation des effets indésirables des explosions nucléaires sur la santé des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de ces cataclysmes. Seront présentées ci-dessous les conséquences qu’entrainerait l’explosion d’une seule arme nucléaire de 10 à 20 kilotonnes.

La température sous l’épicentre d’une explosion nucléaire peut aller jusqu’à 7000 °C pulvérisant tout être vivant qui s’y expose provoquant chez lui de graves brûlures de troisième degré. Aussi, les personnes regardant  du coté de l’explosion souffriraient d’une cécité temporaire pouvant aller jusqu’à 40 minutes accompagnée de lésions oculaires permanentes, y compris des brûlures et des lésions de la rétine affectant le champ de la vision.

Face à l’effondrement d’un ensemble d’habitations et d’autres bâtiments, et faute de moyens de prise en charge, plusieurs personnes seraient décédées ou gravement blessées principalement en raison des débris volants et de l’effet des ondes de choc. Les victimes présenteraient notamment des ruptures d’organes, des fractures ouvertes, des fractures du crâne et des blessures pénétrantes notamment une perte de l’ouïe suite à la perforation du tympan.

Nombreuse personnes cherchant à se mettre à l’abri au-dessus ou au-dessous du sol mourraient probablement d’asphyxie à cause d’une tempête de feu consommant tout l’oxygène à proximité .

 

Concernant les effets immédiats des radiations on peut observer :

  • Dysfonctionnement du système nerveux central (en cas de doses très élevées) ;
  • Nausées, vomissements et diarrhées faisant suite aux lésions du tractus gastro-intestinal, entraînant une déshydratation et des problèmes de nutrition pouvant avoir des conséquences fatales ;
  • Destruction de la capacité du corps à produire de nouvelles cellules sanguines, provoquant des hémorragies incontrôlables et des infections mettant la vie du patient en puéril.
  • « La maladie des rayons  » secondaire aux retombées radioactives emportées par le vent à des distances considérables, affectant ainsi des personnes qui ne se trouvaient pas à proximité immédiate du lieu de l’explosion.

Pour les effets a long termes , ils englobent principalement des risques accrus de développer certains cancers, tels que la leucémie et le cancer de la thyroïde. Le cancer du sein, de l’œsophage, du colon et du poumon peuvent également être augmentés, en particulier chez des personnes exposées à des niveaux élevés d’irradiation. S’ajoute à cela une hausse de la prévalence du carcinome, du vieillissement prématuré ainsi que les dégâts génétiques et la souffrance mentale généralisée.

 

En somme, les effets sanitaires des armes nucléaires restent multiples et nul ne peut envisager leurs répercussions futures sur la pérennité de notre espèce. De plus, ces ressources dévastatrices ravagent non seulement la santé de l’Homme mais s’attaquent aussi à sa vie sociale à savoir  la perte de réseau électrique, le manque d’accès aux aliments, à l’eau, à l’assainissement et au logement. Ainsi, les populations vulnérables dont l’accès et la disponibilité des soins de santé et des médicaments sont particulièrement limités, assument les décisions de politiciens qui ont choisi le plus dévastateur des chemins pour régler la plus courante des controverses morales et juridiques.