La Grève Nationale du 21 Décembre

Le 21 décembre a connu une grève des médecins du secteur public à l’échelle nationale. Seuls les services d’urgence et de réanimation sont restés opérationnels.

Depuis plusieurs mois, une série de grèves a été organisée afin d’affirmer et réitérer les revendications du Syndicat Indépendant des Médecins de Santé Publique. Des revendications qui, jusqu’à présent, font face à l’indifférence du ministère de santé.

Le secteur public souffre depuis bien longtemps de plusieurs maux : Défaut des équipements médicaux, manque incontestable de personnel médical et paramédical, mauvaise distribution des ressources humaines et matérielles, locaux hospitaliers détériorés et mal entretenus… Une situation désastreuse qui nécessite des solutions urgentes et une volonté politique à ce jour absentes.

A travers ces manifestations, les médecins expriment leur mécontentement et demandent à améliorer leurs conditions de travail. Parmi leurs doléances légitimes, l’équivalence du doctorat en médecine au doctorat national c’est à dire un salaire égal à l’indice 509 ( Soit environ de 15 000Dh).

Dr El Mountadar Alaoui, secrétaire général national du Syndicat Indépendant des Médecins de Santé Publique, nous a confié que le taux de participation a franchi les 75% et que des Sit-in ont eu lieu dans les différentes villes du Royaume, notamment à Kénitra, Oujda et Meknes-Fés. Il nous a également affirmé que des mesures de pression futures ont déjà été élaborées, dont une gréve nationale et des Sit-in à Casablanca et Tétouan. Action prévue pour le 16 Janvier 2018. Alors qu’une marche nationale est programmée le 10 février à Rabat ayant comme point de départ le siège du Ministère de la Santé.

Face à l’impassibilité du ministère de tutelle, ce climat de tension risque de perdurer pour longtemps.