Les établissements publics de santé du royaume, excepté les services des urgences et de réanimation, ont connu aujourd’hui, le 11 octobre, une grève générale à travers laquelle les médecins de ce secteur ont souhaité crier fort leurs revendications qui font face jusqu’à présent au stoïcisme du ministère de tutelle.

Il est à rappeler que le Syndicat Indépendant des Médecins du Secteur Public (SIMSP) a commencé cette compagne de protestation il y a plus d’un an par l’organisation d’une série de grèves et de sit-in appelant à l’amélioration des conditions de travail et de la situation salariale des médecins. Et afin de consolider ce mouvement, le SIMSP a demandé aux médecins de ne prendre part à aucune caravane médicale et de ne fournir aucune attestation ni prestation administrative (mise à part les maladies à déclaration obligatoire, les attestations de naissances et de décès).

Le secteur public souffre depuis bien longtemps de nombreux problèmes qui nécessitent des solutions urgentes à ce jour absentes : Défaut des équipements médicaux, manque incontestable de personnel médical et paramédical, mauvaise distribution des ressources humaines et matérielles, infrastructure détériorée et mal entretenue, …

Et pour accroître davantage la pression sur le ministère de santé, le SIMSP a annoncé dans leur communiqué une semaine de colère du 15 au 26 octobre et une grève le 26 octobre.

Une chose est avérée, les médecins du secteur public ne sont pas prêts à fléchir face à l’impassibilité du ministère.