Dormir plus de 8 heures serait-il nuisible pour la santé ?

Le sommeil est un état dans lequel nous passons environ le tiers de notre vie. Il fait partie des fonctions vitales de l’organisme comme la respiration, la digestion ou l’immunité. Si les conséquences du manque de sommeil sont nombreuses, on sous-estime ceux liés à une nuit trop longue. Dans une étude publiée le 3 août 2018 dans la revue Journal of the American Heart Association. Des chercheurs de plusieurs universités britanniques ont découvert que dormir plus de 8 heures par nuit augmenterait considérablement les risques de développer des maladies cardiovasculaires, notamment des accidents vasculaires cérébraux (AVC), et donc le taux de mortalité précoce.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs se sont basés sur les résultats de 74 études internationales impliquant 3 340 684 participants.

L’étude, menée par l’Université Keele, a montré que le fait de dormir pendant 9 heures augmenterait ce risque de 14% par rapport à un sommeil qui dure entre 7 et 8 heures,  soit 30% pendant 10 heures et 47% pendant 11 heures.

“Le sommeil prolongé peut être un marqueur du risque cardiovasculaire sous-jacent ou d’une mauvaise santé physique”, a déclaré le Dr Chun Shing Kwok, chargé de cours en cardiologie à l’université de Keele.”Le sommeil affecte également les hormones, l’humeur, les niveaux de stress, la pression artérielle, l’appétit et le poids.”

Les résultats montrent  qu’une nuit réparatrice et bénéfique pour la santé équivaut à 7 ou 8 heures de sommeil. Si une trop longue durée de sommeil a des conséquences catastrophiques sur notre cœur, dormir peu également. En effet, le manque de sommeil augmente le taux de cortisol,  l’hormone du stress, impliqué dans l’accroissement des maladies cardiovasculaires.

 

“Un message important est que les cliniciens doivent prendre d’avantage en compte la durée et la qualité du sommeil des patients”, a déclaré le Dr Kwok. “Un sommeil anormal peut être un marqueur de risque cardiovasculaire élevé et les patients présentant un sommeil anormal doivent être évalués pour une éventuelle maladie sous-jacente.”