La célébration de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme de 2018  se concentre sur « l’autonomisation des femmes et des filles autistes et sur leur participation (ainsi que leurs organisations représentatives) aux processus de prise de décision. »

Les troubles du spectre autistique, selon la DSM-5, regroupent un ensemble d’affections caractérisées par un certain degré d’altération du comportement social, de la communication et du langage, et par la modicité des centres d’intérêts et des activités, qui sont spécifiques à la personne et répétitifs.

Les études font état de 1 femme pour 9 hommes ayant un diagnostic d’autisme dit « de haut niveau » (syndrome d’Asperger), c’est-à-dire sans déficience intellectuelle. Si l’on compare au ratio de 1 femme pour 4 hommes observé dans l’autisme dit « de bas niveau » ,où elles sont mieux repérées,  on peut penser que beaucoup manquent à l’appel .

Historiquement,  l’autisme a d’abord été considéré comme une condition ne touchant qu’exceptionnellement le sexe féminin. Cette perception que l’autisme est typiquement relié au sexe masculin rend le diagnostic chez la femme insolite, tant pour certains professionnels de la santé tant pour les femmes en questionnement par rapport à elle-même. Les femmes sont ainsi sous-diagnostiquées et se retrouvent alors seules dans l’incompréhension de leur difficultés sociales, émotionnelles, relationnelles, etc. De plus, ces femmes se retrouvent souvent avec un autre diagnostic, conséquent à leurs difficultés quotidiennes non comprises: anorexie, dépression, toc ou encore avec un diagnostic erroné comme la bipolarité, un trouble anxieux, etc.

Selon le secrétaire général de l’ONU:  « Ces femmes et ces filles rencontrent de multiples difficultés, qui entravent notamment leur accès à l’éducation et à l’emploi sur un pied d’égalité avec les autres, elles se voient privées de leurs droits en matière de procréation et de leur liberté de faire leurs propres choix, et ne participent pas à la prise de décisions qui les concernent.

Notre action en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de la femme doit s’étendre à toutes les femmes et les filles dans le monde, et les mesures que nous prenons pour atteindre les objectifs de développement durable doivent nous permettre de tenir la promesse inscrite au cœur du Programme 2030, celle de ne pas faire de laissés-pour-compte.

En cette Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, réaffirmons notre engagement à promouvoir la pleine participation de toutes les personnes atteintes d’autisme et à faire en sorte qu’elles disposent d’un appui qui leur permette d’exercer leurs libertés et leurs droits fondamentaux. »

Vers un avenir meilleur pour l’autisme en général ,et les femmes en particulier…