Après des années de protestations, les médecins du secteur public passent à la vitesse supérieure.

Ce mercredi 24 Octobre, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) a déposé auprès du ministère de la santé une lettre de démission collective. Celle-ci, signée par 130 médecins dans la région de Casablanca-Settat, déplore la « situation catastrophique » que connait le secteur de la santé public.

Cette vague de démission n’est pas la première. En effet, il y a quelques semaines, la région de l’Oriental a perdu une cinquantaine de ses médecins. Elle fut suivie ensuite par la région de Ouarzazate où une trentaine de médecins ont déposé leurs démissions.

« Nous avons le regret de présenter notre démission en raison de la situation catastrophique que vit le secteur de la santé publique qui ne répond pas aux normes et aux conditions internationales et ne répond pas non plus aux attentes des citoyens et à leur droit à l’accès aux soins que leur garantit la constitution. »

Cette mesure vient en complément à de nombreux sit-in, marches nationales et  jours de grèves. Rappelons qu’après la tenue de son conseil national le 29 septembre dernier, le Syndicat avait déclaré une semaine de colère du 15 au 21 octobre 2018 et deux grèves nationales, jeudi 11 octobre et vendredi 26 octobre.

A côté de cela, les médecins continuent de boycotter les prestations administratives (excepté les maladies à déclaration obligatoire). Ils poursuivent aussi la grève des cachets et boycottent toutes les attestations (à part celles de naissance ou de décès), réunions et formations.

Pourquoi ? Afin de rappeler leurs revendications. Comme principales, nous citerons l’amélioration des conditions de travail des professionnels de la santé et d’accueil du citoyen, ainsi que la revalorisation des salaires et notamment l’adoption de l’indice 509.

 

 

 

sources : www.medias24.com ; www.lobservateur.info ; www.h24info.ma