Face au non changement de leur dossier revendicatif, les médecins du secteur public, les résidents, les internes, ainsi que les externes en médecine se voient dans la nécessité d’organiser une marche à Rabat, le 10 février 2018, dénommée « la marche de la dignité ».
Les mouvements de protestations se multiplient mais les réponses du ministère, aussi faibles soient-elles, voire nulles, ne suffisent aucunement à satisfaire les doléances de nos médecins .
Les revendications sont nombreuses et la dignité des médecins, est mise en jeu. Parmi elles :
*L’ Équivalence du doctorat en médecine avec le doctorat national, selon l’indice salarial 509 soit près de 15.000 dirhams mensuels; au lieu des 8600 dhs mensuels que reçoivent les lauréats actuels selon l’indice 336-équivalent aux détenteurs d’un master. Une aubaine ! Le syndicat revendique aussi de rajouter deux grades au-dessus du hors échelle ainsi que la révision du salaire des résidents et internes bénévoles.
* A ceci s’ajoutent les conditions de travail difficiles auxquelles ils font face chaque jour. Actuellement, 70% des hôpitaux publics ne répondent pas aux normes en vigueur. Outre le manque en équipement dans les hôpitaux publics, s’ajoute une pénurie du personnel de santé. Le problème du concours de résidanat ainsi que celui de l’école nationale de la santé publique est de mise également pour les médecins généralistes qui retrouvent de multiples complications pour les passer.
Les revendications se multiplient et les réactions du ministère se fanent de plus en plus, mais jusqu’à quand ? Le nouveau ministre, Mr DOUKKALI Anas se retrouve donc devant de très lourdes responsabilités, dans un secteur qui a été mis en second plan ces dernières années.
Nous clôturerons cet article sur une citation de Gandhi : « Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles
lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux ».